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mardi 12 janvier 2016

Couplet Sugars au Mexique et en Colombie

Décidément, la mission AWEX au Mexique et en Colombie en juin dernier a permis de beaux résultats: Couplet Sugars a conclu des commandes dans chacun de ces pays.


Le spécialiste des sucres innovants a tout d’abord obtenu fin août 2015 une commande de Colombie pour du sucre perlé. Début décembre 2015, c’est au Mexique que Couplet Sugars conclut une importante commande de sucres perlés avec le géant de la boulangerie et de la pâtisserie au Mexique. Cette commande est le résultat d’un travail assidu de prospection commencé en février 2015 et qui s’est poursuivi tout au long de l’année. La qualité des produits de Couplets Sugars a convaincu le prospect mexicain d’utiliser le sucre perlé Couplet Sugars dans la fabrication de gaufres au Mexique. De manière générale, le marché de la confiserie et de la pâtisserie se développe au Mexique et les perspectives de croissance sont importantes grâce à une population jeune.

Couplet Sugars est une société familiale belge produisant des sucres spécialisés innovants (perlé, brun, en poudre, glace, etc.). La société, localisée dans la région de Tournai, est l'un des leaders mondiaux pour les sucres spécialisés. Le partenaire mexicain est, quant à lui, l’une des plus grandes compagnies pâtissières du continent américain, avec plus de 250 points de vente au Mexique. Ce nouveau partenariat entre Couplet Sugars et son partenaire mexicain est prometteur pour le développement des activités de Couplet Sugars en Amérique latine.


Qu'attendez-vous pour participer à une mission avec l'AWEX ?

vendredi 8 janvier 2016

Carat-Duchatelet: un savoir-faire à très haute valeur ajoutée

L'entreprise automobile a récupéré ses marques commerciales et s'est relevée. Elle compte désormais pérenniser grâce à la diversification et envisage même une croissance qui pourrait doper les exportations wallonnes.




Le savoir-faire traditionnel et reconnu de Carat-Duchatelet depuis plus de 40 ans, c'est la transformation de véhicules à la demande du client: personnalisation, peinture, révision des boiseries, du cuir, jantes, jupes latérales... ils se sont ensuite spécialisés dans l'allongement et le blindage de véhicules, ce qui offre toute une palette de services très haut de gamme. Leurs clients? Des rois, des présidents, des personnes aisées principalement en Afrique, au Moyen-Orient, en Russie et dans les ex-républiques soviétiques ainsi qu'en Birmanie, par exemple. La voiture du mariage princier à Monaco est également sortie des ateliers liégeois.


Quand Jean-Paul Rosette a repris l'entreprise, avec l'aide de la SOGEPA et de la SOFINEX, il a pu compter sur des ouvriers très qualifiés qui bénéficiaient de plus de trente ans d'expérience et qui pouvaient se targuer de posséder un savoir-faire très rare, pour ne pas dire unique en son genre. Des ébénistes capables de modifier ou d'adapter les boiseries intérieures d'un véhicule après son allongement, des spécialistes en sellerie qui peuvent fournir des surpiqûres particulières selon la volonté des clients. On se rend vite compte de la qualité des services délivrés par l'entreprise en visitant l'atelier avec les explications de Vincent Lambert, Directeur technique. Aucune sous-traitance: tout est fait sous le même toit. Rien n'est laissé au hasard.

Dans un premier temps, les véhicules sont démontés et scannés en 3D grâce à une technologie de pointe, qui permet d'abord de modifier le véhicule virtuellement et qui garantit un remontage parfait. Ensuite, on passe du côté de la tôlerie, où on va blinder et allonger la voiture qui passe en moyenne de 2,1T à 4,5T. Les charnières, les lève-vitres, les suspensions et le train roulant sont encore adaptés à la modification du poids. Puis les boiseries, la sellerie... L'ensemble du processus peut prendre entre 4 et 10 mois selon ce qui a été demandé. Le certificat de conformité? Cela n'existe pas en Afrique ou au Moyen-Orient, la seule marque Carat-Duchatelet est un label de qualité bien suffisant aux yeux des clients.

L'entreprise délivre désormais en outre des véhicules (principalement des Mercedes S500 ou S600, importées directement d'Allemagne car non-disponibles à la vente en Belgique) blindés, sans allongement: il y en a une douzaine en stock. Elle revient également à ses origines: la personnalisation à la demande du client, comme classiquement, la séparation de l'habitacle du chauffeur et l'intégration d'un grand écran multimédia. Ces deux lignes devraient permettre de faire évoluer les chiffres de leurs exportations. L'an dernier, près de 98% des ventes ont eu lieu à la grande exportation. Même si cela ne figure pas parmi leurs objectifs principaux, l'Europe devrait faire partie de leurs nouveaux clients. Ils songent aussi à semi-industrialiser cet artisanat afin de diminuer les coûts mais une chose est sûre: cela ne se fera pas au détriment de la qualité.

Un investissement de 15M€ est également prévu au niveau du lieu de production. Transformation du lieu actuel, extension ou acquisition voire construction d'un nouveau site; toutes les options restent ouvertes mais la priorité sera de rester à Liège et de conserver l'ensemble des ouvriers. Lors de la reprise, 29 emplois ont été conservés, ils sont déjà 49 et devraient être entre 80 et 100 à l'horizon 2020. Cet enthousiasme est notamment lié au chiffre d'affaires qui a été de 1,2M€ la première année, 7,5M€ en 2015. Ils prévoient un CA de 50M€ en 2020, s'ils doublent effectivement leur production qui est actuellement d'une vingtaine de véhicules par an, ce qui semble tout-à-fait réaliste au vu de leur carnet de commande actuel, complet jusqu'en septembre. Même en tenant compte de la faiblesse actuelle de l'euro et du baril du pétrole qui sont respectivement un facilitateur et un obstacle au niveau des ventes vers les pays pétroliers. Et pourquoi pas une prochaine entrée en bourse?

Mathieu CAVILLOT

mercredi 9 décembre 2015

Waffle Factory va exporter son concept au Moyen-Orient !

Dans le cadre de l'ouverture prochaine de points de vente à Dubai et Doha, Guillaume Desobry a rencontré notre attaché économique et commercial Pierre Annoye afin de recevoir des conseils concernant le fonctionnement local et le développement à venir. L'occasion de revenir sur son parcours d'exportateur...



Waffle Factory, c'est avant tout un concept particulier. Leur première singularité est de développer leur enseigne à travers un réseau de franchise. "Il s’agit d’un système très répandu dans le monde, mais finalement assez peu pratiqué par des enseignes belges cherchant à se développer, surtout quand on parle de restauration", nous explique Guillaume Desobry, Directeur du Développement, avant de nous détailler l'activité de son entreprise. "Notre produit est assez innovant: nous partons en effet de la gaufre belge classique, mais nous y avons ajouté une version « repas salé » pour compléter notre offre. C’est ce qui fait maintenant la spécificité de notre concept et qui le rend unique. Tous nos produits sont préparés journellement dans chacun des points de vente, dans un pétrin et sur base de notre mix maison. Ce qui fait le potentiel à l’exportation est justement ce mix maison, produit quotidiennement en Wallonie, qui garantit la fraîcheur et la qualité constante de nos recettes."



Cette enseigne est effectivement également en train d'écrire une jolie histoire d'exportation, de plus en plus internationale: elle est déjà présente en France (où elle possède 20 points de vente et où elle participe régulièrement au Salon de la Franchise), au Brésil, en Afrique du Sud, en Australie, au Japon ou encore en Arabie Saoudite: autant de marchés couverts par l'AWEX. Elle envisage à présent de se développer aux Émirats Arabes Unis et au Qatar, raison pour laquelle notre interlocuteur souhaitait rencontrer notre AEC dans le cadre des Business Days. "L'objectif de nos contacts avec les attachés économiques et commerciaux est de nous permettre de comprendre le marché du pays visé afin de valider le potentiel et la méthode de développement. Nos rapports ont pour but de nous aiguiller dans nos explorations ou de nous soutenir dans d'éventuelles démarches administratives ou de networking", précise-t-il. Afin de pouvoir s'adapter à ces marchés, Waffle Factory a effectué un travail pour adapter les offres aux goûts locaux avec des produits halal, plus prononcés en termes d'épices, mais aussi pour monter en gamme en matière d'esthétique au niveau des points de vente.



L'AWEX reste présent pour les soutenir dans cette nouvelle aventure qui devrait les transporter au cœur du centre commercial du site emblématique The Pearl (ce fameux archipel d'îles artificielles près de Doha) et leur souhaite toute la réussite possible ! Qu'attendez-vous pour leur emboîter le pas?



Mathieu Cavillot

mardi 20 octobre 2015

Domaine du Ry d'Argent: du mousseux belge en Colombie

L'entreprise wallonne aurait détecté un véritable marché de niche dans les marchés d'Amérique centrale et compte bien l'exploiter.

Le Domaine du Ry d'Argent, c'est avant tout Jean-François Baele, un viticulteur de Bovesse. Son entreprise est un vignoble belge aux méthodes traditionnelles qui, selon lui, produit "des vins tranquilles". Le vin belge est rare mais n'a rien à envier aux grandes régions viticoles de monde ! Au contraire, il pourrait même s'exporter en grandes quantités.

L'AWEX a eu l'occasion d'appuyer les démarches de la société dans sa volonté d'internationalisation. L'agence l'a notamment aidée dans le cadre de son site Internet ou encore pour adapter les étiquettes de ses produits pour les marchés internationaux, par l'intermédiaire d'un spécialiste en design. Plus récemment, Monsieur Baele a pu participer à la mission qui avait lieu au Mexique et en Colombie, qu'il avait préparée avec un expert en stratégie et lors de laquelle il a pu déceler une belle opportunité: "On y trouve beaucoup de vins dans les 5-6 euros la bouteille qui sont simplement du vin gazéifié, avec ajout de CO2," expliquait le namurois à un journaliste de la RTBF. "Il y a aussi les grandes maisons de Champagne, avec des prix plutôt importants. Pour moi il y a la place pour un bon vin, dit "méthode traditionnelle champenoise" dans les 12-13 euros".

Pas question de laisser passer cette occasion ! Il s'est donc rapidement associé à deux français, un œnologue et un producteur, au sein de "BGP" afin de pouvoir répondre à la demande qui est bien présente. Chacun spécialisé dans un domaine, ils unissent leurs efforts et leurs compétences pour produire un vin belge de qualité destiné à l'exportation.

Nul doute que les retombées financières dues à la finalisation de ces contrats soient très importantes pour une entreprise comme celle de Jean-François Baele. L'exploitant du Domaine du Ry d'Argent souligne la qualité des services de l'AWEX: "Nous avons visité des salons comme ProWein, par exemple et participé à des séminaires. J'ai évidemment pris part à la mission Mexique-Colombie et j'envisage maintenant de faire appel à un étudiant en commerce international dans le cadre du programme Explort. Concrètement, cela m'a permis de découvrir et de mieux comprendre d'autres marchés mais surtout de voir où se trouvait le plus gros potentiel. Je peux passer chaque semaine dans mon centre régional, ils connaissent mon dossier et mes ambitions. Ils sont toujours présents pour répondre à mes questions qui peuvent aller dans tous les sens, ils détectent aussi des opportunités pour moi. J'ai également rencontré plusieurs attachés économiques et commerciaux qui me suivent et reviennent vers moi pour m'aider à me développer. Il y a un vrai rapport humain, un accompagnement. On se sent moins seul !"

Il va sans dire que l'AWEX félicite le Domaine du Ry d'Argent et continuera de l'accompagner en lui souhaitant de poursuivre sur cette belle lancée afin de rayonner de manière internationale, à l'instar d'autres produits wallons de qualité !

Propos recueillis par Mathieu Cavillot